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 Chapitre premier : l'histoire avant l'Histoire...

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Soryan
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MessageSujet: Chapitre premier : l'histoire avant l'Histoire...   Lun 11 Jan - 21:49

« Tout cela est perdu depuis bien longtemps. La magie était présente en tout lieu, mais seul un peuple avait le pouvoir de la contrôler. Tout a disparu maintenant. De ce peuple sage et puissant ne reste que des souvenirs, hantant les nuits. En ce temps, ce peuple était immortel, et seule la magie pouvait avoir raison d'eux.
Tous ces êtres d'exception vivaient dans à Illatum, dont aucune autre cité ne fut ou ne sera jamais semblable. Elle se dressait, belle et brillante comme le soleil, au milieu d'une vaste prairie où coulait un fleuve. Aucun mal n'avait le pouvoir de la détruire et pourtant, sa chute vint de l'interieur.
Un des puissants parmi ce peuple se mit à rêver de pouvoir et de domination. Son nom était Bélial et il prépara en secret un plan diabolique, qu'il éxecuta lors de la fête de l'automne.

Ce peuple avait l'habitude d'organiser de nombreuses fêtes, pour célébrer la nature créatrice de toute vie. La plupart se déroulait dans la plus haute salle d'Illatum. De somptueuses tentures représentant des paysages merveilleux étaient étendues sur les murs, et de nombreuses fenêtres aux vitraux ouvragés permettaient à la lumière d'inonder la salle.
Tous les habitants de la cité se trouvaient réunis pour les festivités, et Bélial demanda le silence pour prononcer un discours:

«Chers amis, je n'ai que peu de choses à vous dire, et pourtant, je tient à les prononcer.»

A ce moment, il commença une incantation aux mots si terribles que tous se figèrent. Puis ils s'effondrèrent les uns après les autres, morts. Le traître partit dans un long rire glacial. Plus personne ne s'opposerait à lui. Sauf celui qui se tenait devant lui, titubant...

Bélial regarda celui qui seul maintenant pouvait contrer ses rêves de grandeur et de puissance.

«Tu penses vraiment pouvoir me vaincre, Eatir? Tu es un faible, tu n'as aucune chance contre moi.»

Et malgré ces paroles pleines de dédain, une ombre planait sur Belial. Son sort l'avait affaibli, et bien que son ennemi se soit lui aussi affaibli pour rester en vie, il n'en restait pas moins un obstacle.
Eatir balaya la salle d'un rapide regard, puis réfléchit rapidement. Ainsi, il était le seul survivant. Seuls ses pouvoirs de prémonition lui avaient permis de s'en sortir en lui donnant le temps suffisant pour créer un bouclier. Il leva alors les yeux sur Bélial. Le traître avait tiré une épée à deux mains, à la lame noire et irradiant d'un éclat maléfique.


«Tu devrais être heureux, cher Eatir. Tu seras le premier à mourir par cette épée enchantée. Mais rassure toi, tu ne seras pas le dernier.»

Eatir lança un regard rempli de tristesse et de pitié sur son ennemi.
«Ainsi, le mal a corrompu ton coeur, Bélial. Je n'ai pas le choix, je dois t'arreter.»

A son tour, le devin dégaina une arme : c'était un cimeterre à la lame argentée, dont le pommeau blanc comme la neige était orné d'un diamant d'une grande pureté.
Bélial eut un sourire. Aucune arme non enchantée ne pouvait le tuer. Il était sur de vaincre.
Pressé de battre Eatir, le traître le chargea, mais c'était sans compter sans le pouvoir du devin, qui esquiva le coup. Mais Bélial était rapide, et avant qu'Eatir ne contre son second coup, il l'avait blessé à l'épaule. Le devin regarda avec étonnement le sang couler de sa blessure. C'était la première blessure physique que son peuple recevait, mais ce ne serait pas la dernière. Le duel dura ainsi un temps qu'aucun des deux combattants n'auraient su déterminer, Belial blessant de plus en plus Eatir.
Mais lui même s'affaiblissait à vue d'oeil, et pris de la crainte de perdre, il décida d'invoquer les puissances des mondes inférieurs. Bélial commença donc une autre invocation, qui n'avait jamais été prononcé dans aucun des mondes. Eatir eut un rapide aperçu de ce qui se produirait si l'incantation fonctionnait. Mais il n'avait aucun moyen d'arrêter Bélial, et celui là entamait déjà la dernière phrase du sort. Alors, dans une dernière tentative désespérée, il lança son arme en direction du coeur du traître.
Le visage de Bélial fut deformé par un rictus. Plus qu'un mot, et la victoire serait sienne. Et toutes les tentatives du devin pour vaincre seraient aussi vaines que celle qu'il venait d'accomplir en lançant son cimeterre.


Ses certitudes expliquent en partie pourquoi il fût surpris, tout autant qu'Eatir, de voir le cimeterre s'enfoncer dans son cœur et le pommeau blanc se teinter de son sang noir. Il s'écroula alors au sol et, tout en regardant avec haine Eatir, il murmura:

«Soit maudit, Eatir, prophète de malheur. Je ne serais pas le dernier de cette cité à mourir aujourd'hui, et tu ne seras pas le dernier de notre race à contempler ce monde.»

Et il mourut ainsi, au milieu de ceux qu'il avait tué. Eatir regardait avec tristesse le corps, quand il vit s'échapper de celui ci deux tourbillons bleutés, qui allèrent se stabiliser plus loin pour former deux vortex distincts. Eatir comprit alors : le sort de Bélial avait fonctionné, mais d'une manière assez étrange.
Ce qu'il vit alors le figea sur place : une patte osseuse, sur laquelle ne restaient que des lambeaux de chairs en décomposition, commençait à s'extraire d'un des deux tourbillons, dont la couleur virait au rouge sombre. Eatir se tourna alors vers l'autre vortex, craignant par avance ce qui allait en sortir. Sa surprise fut tout aussi égale que lorsque Bélial mourut. Une créature venait d'en sortir entièrement : c'était un magnifique chat gris aux yeux verts.
Tandis que ce produisait ces évènements, un bruit sourd se fit entendre, puis d'autres, dont l'intensité du son allait en grandissant. La magie qui imprégnait Illatum se dissipait avec la mort des ses occupants, et la cité s'effondrait sur elle même.
Réfléchissant rapidement, Eatir décida de faire une chose complètement folle : se sacrifier pour fermer les tourbillons. Alors qu'il s'apprêtait à lancer le sort qui le détruirai, mais empêcherai les invasions des autres mondes, il s'aperçut que le corps de Bélial se faisait aspirer per le vortex resté bleu. Au moment où le cimeterre, encore planté dans le corps du traître, entra en contact avec le tourbillon, celui ci se referma sur lui-même.
Eatir prit alors l'épée noire de son ennemi, et la lança dans le tourbillon couleur de sang. Il était temps, car la créature démoniaque avait presque fini de s'extirper du vortex. Celui ci se referma comme l'autre. Eatir eut un sourire, mais il le perdit vite lorsque un bloc de marbre tomba juste à côté de lui.Attrapant dans es bras le chat gris, il sortit le plus rapidement possible de la cité, en évitant les passages où les couloirs étaient complètement effondrés.
Une fois hors de la cité, il s'éloigna, et regarda avec émotion les derniers instants de la cité. Tout s'était passé si vite, qu'il resta un peu désorienté. Néanmoins, les paroles de Bélial le tourmentaient. Utilisant ses dons de divination, il jeta un regard rapide sur le futur, et son visage devint grave.

Il n'y avait aucune lueur d'espoir dans ses yeux gris.

Il partit alors vers le Nord, vers des massifs montagneux enneigés. Dans l'un des plus grand sommet, il découvrit une grotte spacieuse. Pour ne pas rester solitaire, il accorda l'immortalité à son nouveau compagnon. Il prit alors place sur un siège de roche naturel, et, le chat gris assis sur ses genoux écailleux, son regard est désormais fixé sur le futur, à la recherche d'espoir.

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Soryan Iliana Gaëliam
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